Written on avril 1st, 2009 at 6:16 by G.

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Quand t’es vieux, va à la campagne

Il y en a des vieux, dans les grandes villes. J’aime les vieux autant que les jeunes, je n’ai rien contre naturellement. Sans compter que je risque peut-être, pas sûr, de devenir vieux à mon tour d’ici quelques années.

Mais pourquoi, Ô grand pourquoi, y en a-t-il autant dans les grandes villes ?

A quoi ça sert de respirer la pollution, d’avoir du bruit plein les oreilles (ok certains sont sourds comme des pots d’échappement !), des prix plus élevés, des gens qui vous bousculent dans le métro, des jeunes qui vous piquent votre sac à main ? Non mais franchement !

Pourquoi ne vont-ils pas à la campagne, où c’est plus tranquille, plus beau, où l’on respire bien mieux, où l’on écoute les oiseaux chanter, où l’on peut faire une partie de pétanque tout en sirotant un jus de fruit à un prix correct à la terrasse d’un café ? Pourquoi ?

Je ne dis pas qu’il faut déporter tous les vieux à la campagne, n’appliquons pas les vieilles méthodes chinoises ou américaines, elles n’ont pas fait leur preuves. Ou plutôt ont trop prouvé qu’elles n’étaient pas les plus humaines, loin s’en faut. Non.

Si l’on veut à la fois abaisser les prix des loyers dans les grandes villes, avec des logements libérés, et revitaliser les campagnes, incitons les vieux à retourner à la terre. Ils y seront bien mieux. Mais il faut leur fournir les mêmes services qu’en ville, naturellement. Et cela peut même aider de nombreux jeunes à ne pas aller vers les grandes villes, en trouvant un travail sur place grâce à ce regain de population rurale.

On observe dans les statistiques des tendances à un retour en campagne. Timide, récent, mais qui semble s’intensifier. Seulement il s’agit bien souvent de jeunes qui, après quelques années en ville, décident de travailler à distance, notamment grâce à internet disponible désormais partout. Et c’est très bien !

Reste que de très, trop, nombreux vieux restent vivre en ville. Ils y trouvent principalement des médecins, équipements sociaux et médicaux que l’on ne trouve pas assez en campagne. Ils savent pourtant que la vie est difficile en ville. Escaliers partout (il y a des ascenseurs bien sûr, quand ils ne sont pas en panne), prix élevés, bousculades, pollutions diverses, indifférence sociale presque totale, ennui profond, isolement (c’est paradoxal, mais c’est vrai).

Ils préfèrent endurer tout cela plutôt que vivre tranquillement la retraite dans un bel endroit calme.

C’est triste, je trouve.

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