Nous assistons ces derniers temps à un cycle économique bien connu dans le monde capitaliste : la crise économique. Elle revient, régulièrement, notamment tous les 10 ans ou presque ces dernières années.
Et comme d’habitude, devant tant de pertes financières et d’inefficacité congénitale de nos dirigeants d’entreprises au niveau mondial, les états et leur cortège de finances publiques sont appelés au secours. Ce qui pourrait prêter à rire. Si cela ne grevait pas le budget global public.
Lorsque tout va bien pour les bénéfices des actionnaires, tout va bien dans le meilleur des mondes. Ils s’enrichissent en détruisant leur propre planète, en affamant et réduisant à la misère des milliards de personnes, en s’enfermant dans un petit monde micro-sociétal qui s’évertue à l’oisiveté et l’inutilité sociale. Le tout bien sûr en crachant sur les systèmes publics longuement, patiemment mis sur pieds et arrachés par des luttes sociales souvent sanglantes. Il faut savoir que l’armée, la police, la gendarmerie, sont envoyés quand le bas peuple gronde.
Lorsque tout va mal, tiens, tout à coup, l’état salvateur est présent, et on n’hésite pas à faire appel à lui, sous le fallacieux prétexte qu’il faut sauver des emplois. Emplois qu’ils n’hésitent également pas à supprimer en masse pour arrondir au chiffre rond supérieur leurs bénéfices trimestriels en cas d’impératif besoin. Ils redécouvrent à cet instant précis les vertus d’avoir des états, des finances publiques, dans lesquelles ils s’autorisent ainsi à piocher allègrement, au yeux de tous, et sans scrupules.
Mais s’il sont capables de faire des pertes, ces incapables, ils sont pourtant aussi capables de réaliser de fort juteux profits. Où sont donc passées ces sommes colossales ? Pourquoi ne s’en servent-ils pas pour faire face ? Les entreprises du CAC 40 ont par exemple réalisé en 2007 des profits de 100 milliards d’euros ! En 2008, elles ont également réalisé 59 milliards d’euros de bénéfices… La crise est peut-être là, mais ils ne sont pas à la rue.
Aux Etats-Unis, les 500 plus grandes entreprises ont réalisé 99 milliards de dollars de bénéfices en 2008, contre 645 milliards en 2007 ! Alors de qui se moque-t-on ? Les 645+99 milliards des deux dernières années pourraient très bien servir à éponger les pertes !
Mais non, voyons, ça ne marche pas comme ça. Ça ne marche que dans un seul sens : on privatise les profits, on nationalise les pertes. Et l’on s’empressera de reprivatiser les profits dès qu’il y en aura.
Pratique, facile, pas cher, c’est toujours le ticket gagnant.



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